De Stephen King à la consommation collaborative : épisode Un

Vous avez sans doute entendu parler du dernier Stephen King, 22/11/63 ? C’est le nouveau best-seller que beaucoup lisent en ce moment, moi-même je suis dessus depuis quelques semaines (bon, à ma décharge, il fait 700 pages… et je le lis en anglais :) ). L’histoire : un professeur de lycée de 2011 trouve une porte qui le ramène dans le passé, plus précisément à l’année 58. Sa mission : tenter de changer le cours de l‘histoire, en empêchant l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy. En attendant de remplir cette mission, il va se construire une vie dans cette période qu’il n’a pas connue et découvrir un monde dans lequel les gens sont plus ouverts (du moins dans le monde des WASP américains, car la ségrégation règne dans ces temps-là…) et surtout où les gens sont nettement moins méfiants vis-à-vis des autres. L’un des exemples marquants est l’épisode où le narrateur se retrouve à marcher sur la route, et où tous les conducteurs s’arrêtent naturellement pour lui demander s’il a besoin d’être conduit quelque part alors même qu’il n’a rien demandé. Qui ferait spontanément cela aujourd’hui ?

Ce n’est qu’une anecdote parmi d’autres, mais elle m’a marquée, car elle montre l’écart entre cette époque et la nôtre, où nous passons énormément de temps à tout cloisonner, espaces personnels, familiaux, professionnels… parce que nous avons peur : peur d’être dérangé, peur d’être envahi dans notre espace personnel, peur d’être trompé, voire d’être agressé par l’autre. A une époque où l’a priori était la confiance a succédé une époque où on se méfie. Cet a priori éprouvant moralement et psychologiquement est un obstacle redoutable que la consommation collaborative doit vaincre afin de vraiment prendre son envol.

Le sujet de la consommation collaborative est à la mode, sans que le grand public, aidé en cela par les médias traditionnels, ne sache de quoi il s’agit. Ayant commencé à étudier le sujet depuis quelque temps, j’ai décidé d’essayer d’écrire dessus, histoire de débroussailler un peu le sujet et d’expliquer avec mes mots à moi comment je vois la consommation collaborative et en quoi ce thème et cet état d’esprit me séduisent.

Comme je ne sais pas faire court, mais que je dois faire court sous peine de perdre des lecteurs, je vais faire de cet article mon introduction d’une petite série. Je vous donne donc rendez-vous au prochain article pour la suite. En attendant, n’hésitez pas à me soumettre vos commentaires, réflexions ou questions ! :)

Pour plus d’infos sur le livre, vous pouvez cliquer ici ou  (en anglais).

À la rencontre de Monsieur Pierre Rabhi

Je connaissais son nom pour avoir lu ses éditos de temps à autre dans le magazine Psychologies. En dehors de cela, l’image que j’avais de Pierre Rabhi était plutôt floue : celle d’un partisan du retour à la terre et à une vie simple. En trois jours et deux événements, j’ai découvert un homme plus complexe que cela et surtout qui vaut la peine d’être connu et écouté. Retour à ce week-end.

Les Colibris

Vous connaissez la légende du colibri ? Un jour, la forêt prend feu et les animaux se retrouvent pétrifiés face au désastre, pris au piège. Alors le colibri s’envole et part collecter dans son bec minuscule une quantité d’eau qui l’est tout autant, pour la déverser tant bien que mal sur le feu. Les autres animaux lui demandent alors pourquoi il se donne tant de mal alors qu’il voit bien que c’est dérisoire. Le colibri leur répond qu’il tente de participer à son niveau à lui à résoudre le problème, il « fait sa part ».

C’est cette histoire qui a donné son nom au mouvement Colibris, que son actuel président Cyril Dion est venu présenter à l’occasion de l’Université de la Terre à l’UNESCO samedi dernier. Le mouvement Colibris regroupe des forums ouverts, répartis sur l’ensemble du territoire. Leur objectif : réfléchir à un nouveau projet de société. Chaque mouvement fonctionne selon un modèle de démocratie « horizontal », dans lequel des personnes qui n’ont pas la même perspective travaillent ensemble pour prendre des décisions qui conviennent à tous.

C’est par le biais de ce système que les « colibris » ont mis au point une feuille de route collective qui propose des mesures que chacun, citoyen, élus local, élu européen, entrepreneur, peut prendre afin de participer à faire évoluer la société dans un sens plus humaniste, en agissant mais aussi en infusant les idées dans la société et auprès des milieux politiques.

Au nom de la terre

Plutôt que le verbe « infuser », Pierre Rabhi, qui a inspiré le mouvement des « colibris », utilise plutôt celui d’ « inséminer ». Un terme surprenant s’il ne sortait pas de la bouche d’un paysan :) En effet, Pierre Rabhi est paysan. Paysan, écrivain et penseur. C’est un peu par hasard que je me suis retrouvée hier, avec une centaine de curieux, dans mon petit cinéma, à l’occasion de la projection d’un film-documentaire qui lui est consacré, « Au nom de la terre ». Si ce titre ne vous dit rien, c’est un peu normal : il n’y a que 20 à 25 copies en circulation de ce film, sorti de manière assez confidentielle dans les salles le 27 mars.

On y voit évoluer ce petit homme entre sa maison-ferme ardéchoise, le Burkina Faso et de nombreuses villes et campagnes françaises. Un peu partout, des gens font appel à lui afin de mettre en place un autre type de système agricole : un système biologique et respectueux de la terre. Des décennies avant tout le monde, Pierre Rabhi a été l’un des pionniers de l’agriculture biologique en France, et surtout de ce qu’il appelle l’« agro-écologie » : « agro » pour agriculture et « écologie » comme (j’ai dû rechercher dans le dictionnaire) « l’étude des relations des êtres vivants avec leur milieu ». On découvre dans ce film un homme simple et humble, militant pacifiste d’une agriculture qui respecte la terre et par là-même, les hommes qu’elle nourrit. Une agriculture qui n’existait plus, mais qu’il essaie inlassablement de promouvoir et de faire renaître depuis des années.

Avec l’avènement du bio et le retour en grâce de l’écologie ces dernières années, Pierre Rabhi fait maintenant plus parler de lui et profite de sa notoriété pour faire entendre sa voix, et ses méthodes, pacifistes (on est loin du fauchage des champs d’OGM), ont aujourd’hui plus de chances d’être entendues. En voyant le film, même si je n’ai pas adhéré à tout, je n’ai pu qu’admirer l’engagement d’un homme pour la vie, un engagement de plus de quarante ans. Je trouve aussi rafraîchissant dans ce film de voir écologie et agriculture réconciliées, mais aussi de voir à l’œuvre des personnes qui ont envie d’autre chose et ont choisi d’agir à leur niveau afin de changer le monde.

« Si on veut que la société change, c’est à chacun de nous d’agir de notre côté. »

En dehors d’être le slogan du mouvement « Tous candidats» présenté par les Colibris à l’élection présidentielle de 2012, ce leitmotiv me semble une belle conclusion aux débats de cette Université de la Terre. Un leitmotiv et un beau challenge, incarnés entre autres par Pierre Rabhi.

Pour aller plus loin, je vous recommande de chercher une salle où se joue encore le film (35 000 spectateurs au compteur, il en faut plus !) et pour ceux qui seront sur Paris ce samedi, de venir au OuiShareFest, forum de la consommation collaborative, qui aura lieu au Cabaret sauvage. Les Colibris y seront présents avec les Incroyables comestibles. Vous ne connaissez pas ? C’est la meilleure raison pour aller y faire un tour !

WikiStage : première réussie

Rendez-vous à l’école ESCP de Paris, dans un auditorium comble ce samedi 30 mars, pour la première de WikiStage. Au programme : des présentations courtes d’intervenants issus de sphères très variées, sur des sujets qui l’ont été tout autant. Le bilan : un après-midi intéressant et très éclectique, que je vais me contenter de résumer sur la base de quelques mots clés, d’autant que passer après Ludovic Lecordier dans l’exercice de la conclusion me semble pour le moins casse-cou ! :-)

Des idées

A la base d’une bonne présentation, WikiStage ou autre, il y a une idée qu’il s’agit de faire gonfler… pour la diffuser et lui faire prendre de l’ampleur. Ce que nous a démontré de manière efficace Phil Waknell, d’Ideas on Stage, qui outre sa présentation avait été chargé de coacher les intervenants du jour.

De l’optimisme

S’il y a un point commun que je retiens des idées présentées, c’est leur optimisme et leur fraîcheur plutôt plaisante en ces temps moroses. J’ai notamment apprécié les interventions de Philippe Gabilliet, maître es optimisme, et de Christian de Boisredon, un journaliste qui se démarque de ses collègues pourvoyeurs d’actualités anxiogènes en choisissant de mettre en avant les solutions plutôt que des problèmes sur le site Sparknews.

Des visions

WikiStage a donné l’occasion à des intervenants de différents milieux de venir présenter leur vision du monde actuel. Que l’on y adhère ou non (les présentations de Nicolas Bouzou et d’Idriss Aberkane ont chacune à sa façon provoqué des réactions très différentes dans ma rangée), c’était pour le moins rafraîchissant d’entendre des discours nouveaux, différents et surtout plus positifs que ceux auxquels nous avons droit tous les jours dans les médias.

Autre présentation enthousiasmante, celle du projet Disco-soupe, par Caroline Delboy. Un concept né en Allemagne et apparu en en France il y a un an, qui a déjà fédéré une vingtaine de villes. Le concept : récupérer des aliments condamnés à être jetés (parce qu’ayant passé la date de péremption ou parce que non calibrés) et organiser un atelier d’épluchage collectif avec qui veut afin de préparer soupes, salades… J’adhère :) Le calendrier des prochaines Disco Soupes est .

Je pourrais développer et parler encore de Pierre Carli, dont l’exposé sur les 6 minutes qui peuvent sauver une vie a été des plus percutants ou de la verve de Gadzby, mais je vais m’arrêter là car je pense et espère que mon message à moi est passé :-) Le format vidéo étant l’un des principes de WikiStage, le mieux est encore de vous inviter à aller voir par vous-même le résultat de cette première sur le site (disponible sous peu… !).

Des nouvelles de l’Oxfam Trailwalker et de l’action d’Oxfam France

C’est fait ! Notre équipe Yes, we can! a franchi cette semaine le seuil de collecte dont nous avions besoin pour pouvoir participer au Trailwalker, nous sommes donc très contentes et il ne reste plus qu’à poursuivre l’entraînement. Vous pouvez voir quelques actualités propres à notre équipe (et aussi faire un don si ce n’est pas déjà fait :) ) sur notre page de collecte : http://oxfamtrailwalkerfrance2013.alvarum.net/equipeyeswecan.

Sur le plan plus global, cette édition est d’ores et déjà un franc succès, avec 200 équipes inscrites. Les inscriptions restent ouvertes jusqu’au 15 avril. Sachant que la date limite de collecte est le 16 mai, les retardataires ont tout intérêt à se décider rapidement !

Bénévoles Trailwalker

Pour soutenir au mieux les marcheurs, Oxfam France a lancé un appel à bénévoles pour le week-end du Trailwalker. Les missions proposées : aussi diverses que la prise de photos et de vidéos sur le parcours, l’accueil sur les points de ravitaillement, les massages… Une autre façon de participer à une belle aventure :) Vous pouvez vous inscrire sur le site du Trailwalker.

Pour illustrer à nouveau l’action de l’association, je reviens sur l’une des campagnes menées actuellement par Oxfam France, la campagne « Banques : la faim leur profite bien », qui dénonce trois banques françaises qui spéculent sur les matières premières agricoles. Il semble que la campagne porte ses premiers fruits, car BNP Paribas a annoncé plusieurs mesures qui ont pour effet de limiter la part des investissements de ses clients sur des matières premières agricoles. Vous pouvez en savoir plus sur ce sujet sur le blog d’Oxfam France. A suivre !

Wiki Stage : une première à suivre

Dans la série Web collaboratif mais pas que (Web), Wiki Stage fait partie des évènements à suivre. Pourquoi ce nom ? Parce qu’il combine « Wiki » (un outil, généralement un site Web collaboratif, que ses visiteurs peuvent modifier et enrichir librement), et Stage, soit « scène ».

Le but de cette scène ? Sur le modèle des fameuses TED, il s’agit d’un évènement constitué d’une multitude de mini-conférences de 6 ou 12 minutes, pendant lesquelles des intervenants de tous les horizons (arts, sciences…) viennent partager leurs connaissances ou idées sur leur sujet de prédilection, avec des personnes elles aussi de tous horizons et dont le seul point commun est sans doute leur curiosité. Les mots-clés : vulgariser et partager.

Au programme : des personnalités aussi éclectiques que l’économiste Nicolas Bouzou, Caroline Delboy (fondatrice du mouvement Disco Soupe), le chercheur Idriss Aberkane (sur l’enseignement des mathématiques à l’aide des jeux vidéo), ou encore l’ancien président de Médecins sans Frontières France, Rony Brauman. Le programme complet est accessible là : http://wikistage.org/escp/

A terme, toutes les interventions seront publiées en ligne sur un site destiné à devenir une grande plate-forme d’éducation vidéo en ligne.

Wiki Stage a lieu à l’école ESCP à Paris le samedi 30 mars entre 13h et 21h. C’est une première, avant d’autres sessions prévues partout en Europe dans le courant de l’année. A cette occasion, je propose à l’un ou l’une d’entre vous de profiter d’une invitation pour y assister gratuitement. Rien de plus simple : allez sur ma page Facebook et envoyez-moi un message en indiquant votre nom complet et votre adresse électronique. A vos souris et peut-être au 30 mars à l’ESCP :)

Faites connaissance avec Oxfam France

Beaucoup des  personnes à qui je parle du projet Trailwalker depuis que notre équipe est constituée me disent qu’elles ne connaissent pas Oxfam, et je les comprends : il y a encore peu de temps, je ne savais même pas qu’Oxfam avait une représentation française. Je savais tout juste qu’ils étaient très présents en Grande-Bretagne, avec des bouquineries et friperies notamment. Histoire de pouvoir mieux répondre aux questions des gens et aussi de mieux connaître l’association pour laquelle je me suis engagée à marcher 100 kilomètres en mai, je me suis donc un peu documentée. Voici le fruit de mes recherches :)

Oxfam, ça veut dire quelque chose ?

Hé bien oui : le nom Oxfam vient de « Oxford Committee for Famine Relief », un groupe créé en Grande-Bretagne en 1942 et qui a fait campagne pour que des vivres soient envoyés en Grèce, alors sous embargo et surtout occupée par les Allemands, afin de nourrir des populations en situation de famine.

Oxfam France, c’est quoi ?

En France, la présence physique d’Oxfam est relativement limitée, avec trois boutiques, deux à Paris et une à Lille (une en projet pour Strasbourg). Mais plus globalement, Oxfam France fait partie d’un réseau de 17 ONG qui opère dans 90 pays dans le monde, et qui mutualise ses efforts afin d’accentuer sa présence là où elle est nécessaire.

Quels sont les domaines d’intervention d’Oxfam ?

Outre des interventions humanitaires, dans des situations de conflit ou de crise humanitaire, Oxfam France agit comme un groupe de pression et de plaidoyer auprès des décideurs politiques : ses chevaux de bataille sont basés sur les Objectifs du Millénaire pour le développement définis et adoptés par 191 pays-membres de l’ONU en 2000. Voici leur liste :

      • Réduire l’extrême pauvreté et la faim
      • Assurer l’éducation primaire pour tous
      • Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
      • Réduire la mortalité infantile
      • Améliorer la santé maternelle
      • Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies
      • Préserver l’environnement
      • Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

Ces objectifs sont tous liés entre eux, c’est la raison pour laquelle Oxfam s’engage sur tous ces fronts. Les dirigeants des pays signataires s’étaient théoriquement engagés à « s’efforcer d’atteindre ces objectifs d’ici 2015 (ce n’est pas moi qui le dis, c’est le site des Nations Unies). Sur ce point, les pronostics sont quelque peu réservés…!

Un exemple ?

Oxfam  France participe à de nombreuses campagnes : vous avez sans doute entendu parler de l’une des plus récentes, la campagne en faveur de la taxe Robin des bois ? Vous savez cette taxe de 0,05 % prélevée sur chaque transaction financière dans le monde. La campagne menée entre autres par Oxfam France ici a atteint son objectif, et la loi a été votée en 2012. Petit bémol : la part des recettes de la taxe qui vont vraiment financer des projets de développement a été revue à la baisse (crise oblige ?). On va dire que c’est un début ! Vous pouvez visionner une petite vidéo qui illustre l’objet de la campagne ici.

Une conclusion ?

Il reste beaucoup à accomplir pour ne serait-ce que s’approcher de tous ces objectifs, et les organisations comme Oxfam ont besoin de fonds pour cela. Vous souhaitez participer ? Je vous redonne l’adresse de notre site de collecte :) : http://oxfamtrailwalkerfrance2013.alvarum.net/equipeyeswecan

Et sinon, comme pour l’autre fois, n’hésitez pas à partager ! Merci d’avance pour votre soutien :)

OXFAM_TRAILWALKER_YESWECAN

Présentation de l’équipe Yes, we can!

L'équipe Yes, we can!

L’équipe Yes, we can!

L’équipe Yes, we can!, c’est nous ! Pour quelques semaines au moins, nous nous permettons de piquer totalement indûment le slogan de Barack (pardon, B. !). Nous, c’est, de gauche à droite et du haut vers le bas, Sandrine, Hélyette, Annelise et Morgane. Et pourquoi tant d’irrévérence, me demanderez-vous ? Pour faire l’Oxfam Trailwalker ! Késako ? Réponses ci-dessous :)

OXFAM ?

OXFAM est une ONG présente à l’échelle mondiale. Son objectif est d’offrir des moyens de subsistance durable et de combattre les injustices, au premier rang desquels la pauvreté, en donnant aux populations démunies l’accès à des droits fondamentaux tels que la santé et l’éducation.

Pour cela, OXFAM met en place une approche à 360°, avec des actions qui se complètent entre elles dans les deux hémisphères. Voici ses moyens d’action :

  • mise en place de projets de développement durable avec des associations locales
  • organisation d’opérations humanitaires sur le terrain
  • campagne de sensibilisation des citoyens afin de faire pression sur les décideurs politiques

Oxfam France est une organisation relativement jeune, qui agissait initialement comme un groupe de pression et de plaidoyer auprès des politiques. Ces dernières années, elle a développé son activité afin de mettre en place des équipes humanitaires sur le terrain et ainsi de véritablement participer à l’action à 360°, philosophie de l’association internationale.

Oxfam trailwalker ?

Le Trailwalker est un événement organisé par 14 organisations d’Oxfam dans le monde. Toutes sans exception appliquent un même concept : des équipes de quatre personnes doivent parcourir 100 km en 30 heures, voire en 48 heures selon le pays et le dénivelé. Évidemment, le challenge n’est pas uniquement sportif. Pour pouvoir prendre le départ du Trailwalker, chaque équipe doit collecter des fonds pour l’association. Après, une fois sur la ligne de départ, le but est : partir ensemble, arriver ensemble.

Le Trailwalker édition française aura lieu les 25 et 26 mai 2013 au départ d’Avallon, en Bourgogne et parcourra le Parc naturel régional du Morvan. Nous sommes quatre femmes et nous avons choisi de constituer notre équipe, les « Yes, we can! ». Notre envie : relever un challenge solidaire, personnel et sportif. Concernant la partie purement sportive, nous avons commencé l’entraînement : pour cela, nous nous inspirons du programme d’entraînement d’Oxfam, qui prend modèle sur le programme d’entraînement en vue d’un marathon. Nous comptons d’ailleurs ouvrir ces marches à toutes les personnes qui ont envie de nous accompagner et d’en savoir plus sur ce challenge. N’hésitez donc pas à vous manifester auprès de nous pour que nous vous tenions au courant :)

Et vous dans tout ça ?

Concernant la partie solidaire, c’est là que nous faisons appel à vous. Le Trailwalker est et reste un outil de collecte de fonds, qui chaque année permet à Oxfam France de collecter près de 10 % de son budget annuel. Chaque équipe inscrite est tenue de collecter 1500 euros afin de pouvoir prendre le départ le samedi 25 mai 2013. Nous vous invitons donc, si ce que nous vous avons dit d’Oxfam vous parle et vous touche, à participer en faisant un don sur la page de notre équipe, afin de soutenir notre projet personnel et, à une plus grande échelle, celle d’Oxfam France. Au-delà des dons, vous pouvez aussi nous aider en diffusant ce message autour de vous : parlez-en, twittez-le, partagez-le, e-mailez-le !

Nous vous tiendrons au courant de l’avancement de notre projet, virtuellement ou en direct, selon la façon dont vous souhaitez nous soutenir et/ou nous accompagner. Nous prévoyons notamment d’organiser des marches d’entraînement sur lesquelles toutes les personnes qui souhaitent venir, histoire de nous soutenir ou simplement de marcher, seront les bienvenues. Nous vous remercions de votre contribution et vous donnons rendez-vous à bientôt !

Pour en savoir plus sur l’Oxfam trailwalker : http://www.oxfamtrailwalker.fr/

Notre page de collecte : http://oxfamtrailwalkerfrance2013.alvarum.net/equipeyeswecan

Ma visite au TEDX Panthéon-La Sorbonne 2012 : une histoire d’eau

Devinette du jour : qu’est-ce qui, à deux jours de Noël, va me pousser à migrer et rejoindre ma famille plus tôt ? Une coupure d’eau, en cours dans mon immeuble depuis cette nuit et qui, vu la date, a peu de chances de se résoudre rapidement… Résultat : le challenge aujourd’hui était de tenir avec le pack d’eau de 5 litres acheté ce matin. Pour cela, j’ai mis en pratique l’entraînement reçu l’été dernier lors d’un séjour dans un cottage en pleine nature finlandaise… Au programme, vaisselle dans l’eau du lac, douche avec l’eau du lac et, le meilleur pour la fin, toilettes sèches dans un cabanon au fond du jardin… Pas mes meilleurs souvenirs du séjour :)

La cabane au fond du jardin

Je ne mentionne pas ce micro-événement par (pur) égocentrisme, mais parce qu’il m’a refait penser à l’une des sessions auxquelles j’ai assisté lors de conférence TEDX organisée par la Sorbonne en septembre, la session proposée par les frères De La Tullaye en ouverture de la conférence. Son sujet : l’eau, à une échelle naturellement autre que la mienne d’humble fourmi occidentale.

Loïc et Geoffroy De La Tullaye sont des « explorateurs de l’eau » : ils se sont donné pour mission de parcourir le monde afin d’étudier les différents usages et pratiques autour de l’eau, et surtout de répondre à une question : y aura-t-il assez d’eau pour permettre aux neuf milliards d’habitants que comptera la terre en 2050 de survivre ?

À cette question, les frères De La Tullaye opposent un fait : la terre reçoit chaque année, sous forme de précipitations, sensiblement le même volume d’eau, soit suffisamment pour permettre à… 18 milliards d’humains de vivre dignement ! Mais alors, pourquoi 30 000 personnes meurent-elles chaque jour suite à des problèmes liés à l’eau ? La réponse, comme sur de nombreux enjeux écologiques, est humaine : il s’agit d’arrêter de penser que la ressource s’adaptera à l’être humain et de tirer les leçons du passé pour nous adapter, nous. Les frères De La Tullaye nous ont offert un petit historique très instructif avant d’exposer leurs visions sur la question. Vous pouvez visionner la vidéo en cliquant ici.

J’ai trouvé cette présentation intéressante dans la mesure où elle était donné par deux personnes qui, sans être scientifiques, connaissent leur sujet pour l’avoir exploré depuis plusieurs années, en parcourant le monde pour suivre et reconstituer le cycle de l’eau et en rencontrant tous les « acteurs » de l’eau. Si vous voulez en savoir plus sur leur travail, vous pouvez visiter leur blog, sur lequel ils racontent tous leurs périples. Joyeux Noël :)

Deux spectacles, une expo, un livre… petite chronique culturelle gratuite en attendant Noël

Ca y est, l’automne est là, que dis-je, l’hiver, avec ses belles couleurs terribles, ses températures indécentes, ses journées courtes… !! Du coup, je passe plus de temps encore en intérieur (hé oui cela était possible) et je me suis en particulier offert deux spectacles et une exposition qui m’ont beaucoup plu ces dernières semaines, d’où mon envie de les partager :)

Les franglaises

Je n’étais pas sûre d’avoir envie de les voir, et au final, je suis contente d’être allée les voir :)

Les franglaises sont un groupe de copains de longue date dont la particularité est de proposer des traductions littérales de chansons anglaises que nous connaissons tous. Et alors, me direz-vous ? C’est qu’outre le comique des textes, qui permet de se rendre compte que les chansons de variétoche française n’ont rien à envier à leurs homologues anglophones en termes de vacuité, nous avons des artistes complets sur scène : le spectacle combine chanson, danse et musique. Le rythme est enlevé, c’est très frais et même révélateur : je me suis rendue compte que je ne connaissais pas le sens caché de certaines des chansons que je pensais pourtant connaître… vous n’écouterez plus jamais « It’s raining men » de la même manière une fois sortis du spectacle… Ceci est une promesse !

Le spectacle se joue du mardi au samedi à 21 heures au théâtre de la Pépinière, jusqu’au 31 décembre…et peut-être au-delà, qui sait, ça fait plusieurs fois qu’ils remettent le couvert déjà ! Pour y aller : http://www.theatrelapepiniere.com/spectacle-1.php.

West Side Story

Changement de lieu et de registre. Une nouvelle fois, je suis partie au théâtre dubitative, car j’allais voir la version originale d’un film que je ne connaissais pas tant que ça pour l’avoir vu quand j’avais… quatre ans !? Hé bien, l’enchantement fut total : la musique, l’orchestre, les chorégraphies, la salle du Châtelet… Voilà un beau spectacle : je n’ai pas vu passer les quelque trois heures, c’est très beau et au final je me rends compte que je connais mieux les chansons que je ne le pensais… Une histoire d’inconscient collectif je crois… ou peut-être un héritage de ma mère dont c’était l’un des films fétiches !? En tous les cas, voilà un autre spectacle à voir ou à offrir.

Bande annonce ici:  http://www.youtube.com/watch?v=16JZDgNj1sc

Expositions Hiroshige et Van Gogh à la Pinacothèque

Une exposition à découvrir dans cet ordre, d’abord la partie Hiroshige, dans l’aile principale, puis Van Gogh, afin de découvrir l’influence qu’ont eue les peintres nippons (dont Hiroshige) sur ses peintures.

Le thème principal de l’exposition sur Hiroshige, c’est le voyage : Hiroshige représente une nature très changeante et des hommes aux prises avec elle, ou plutôt sous son emprise, dans des estampes très colorées. C’est très beau et très fin. Conseil en bonus : si vous le pouvez, tentez de réserver votre place pour un jour de semaine ou le matin tôt. Cela vaut surtout pour cette première partie : en effet, toute une section de l’exposition se compose d’estampes de très petit format. Toutes ces œuvres sont présentées dans des petites vitrines afin de les protéger et par conséquent la visibilité est très réduite en cas de grande affluence… . Or, ce serait vraiment dommage de passer à côté parce qu’il y a foule.

Une fois cette première partie suivie, vous pouvez aller directement dans la deuxième section de la pinacothèque, 50 mètres plus loin, pour admirer ce qui est la première exposition temporaire consacrée à Van Gogh depuis des années. Je n’y avais pas réfléchi sous cet angle d’ailleurs, ce qui explique que j’aie été étonnée par la foule… Et foule il y avait… Mais de ce côté-ci, le format des tableaux était généralement plus important, ce qui basiquement aide à les voir :)

Pour cette exposition donc, les auteurs de l’exposition ont tenté d’établir des parallèles entre les tableaux de Vincent Van Gogh et des œuvres d’Hiroshige : chaque tableau étudié sous cet angle est mis en parallèle avec une reproduction de l’œuvre qui l’a inspirée (que vous aurez pu voir dans la première partie de l’expo, si vous avez suivi les instructions :)), avec une petite explication à côté. Si je n’ai pas toujours capté les influences décrites justement, cela ne m’a pas empêchée d’apprécier de redécouvrir des tableaux que je connaissais assez bien pour les avoir étudiés en cours d’arts plastiques il y a de cela de nombreuses années.

Réservation recommandée sur le site de la Pinacothèque : http://www.pinacotheque.com/fr/accueil/expositions/aujourdhui/van-gogh.html

Bonus : un petit livre

Etoile perdue

Je m’étais promis de faire court, et j’ai à peu près tenu le cap :) Avant de conclure, je voudrais citer un livre pour enfants et une potentielle idée de cadeau à l’approche de Noël : ça s’appelle « L’étoile perdue », c’est une histoire écrite par Françoise Ruscak (une amie :) ) et illustrée par Noémie Foucher, deux créatives dont je trouve qu’elles ont du talent. C’est l’histoire d’une petite fille, d’un chien et d’une étoile, c’est pour les enfants à partir de quatre ans et c’est édité par les éditions du Lampion. L’histoire est tendre et les illustrations sont jolies, elles changent des images lisses et policées des livres d’histoires Disney que j’ai pu offrir ces dernières années. Du coup, il y en aura quelques exemplaires sous le sapin chez moi cette année :)  Pour le moment, il faut passer commande, car le livre n’est pas dans toutes les librairies, mais ce n’est pas insurmontable : j’ai reçu mes exemplaires en trois jours. Pour en savoir (un peu) plus, voici l’adresse du blogue sur le livre : http://letoileperdue.blogspot.com/

Bonne semaine et à bientôt !

Comment j’ai dompté le dragon – Bilan (2ème partie)

Près d’un mois plus tard et après moult rebondissements, j’ai enfin pu achever cette synthèse. Une fois de plus, le texte est long, mais j’espère que vous trouverez sa lecture instructive. :)

Applications testées et éprouvées

Voici la liste des applications avec lesquelles j’ai utilisé Dragon : Word 2010, Outlook 2010, Windows Live Mail, Trados TagEditor, SDLX 2007, Star Transit NXT, SDl Trados Studio 2009.
Basiquement, Dragon Naturally Speaking est compatible avec tout programme permettant la saisie de texte. En cas de problème, il est même possible d’ouvrir une fenêtre de dictée indépendante qui servira de « tampon de dictée » : une fois la dictée terminée, vous pourrez copier-coller directement votre texte dans la fenêtre de votre choix.
Et l’enregistreur ?
La version que j’ai choisie est la version Premium Mobile, fournie avec un enregistreur numérique. Basiquement, le mode d’emploi est simple : on enregistre son texte alors qu’on est en déplacement. Une fois rentré, on branche l’enregistreur sur l’ordinateur, on ouvre Dragon et le programme dans lequel on souhaite insérer le texte et on lance la transcription. Encore une fois, cette fonction est intéressante sur le papier. Par contre, je pense qu’il me faudra un peu plus d’entraînement encore pour que ça soit vraiment efficace, car dans ce cas les bafouillements sont impérativement à proscrire, sous peine de se retrouver avec des textes à la limite du compréhensible, même pour le « dicteur » de départ !
Autre point négatif de cette fonction : pendant la transcription, il est impossible de changer de fenêtre, donc d’utiliser l’ordinateur pour d’autres tâches. Peu pratique…

Conclusion
Les Moins
Comme tout programme logiciel complexe, Dragon Naturally Speaking nécessite qu’on lui consacre du temps pour son apprentissage.
Comme tout logiciel, Dragon connaît des bugs, les plus couramment rencontrés :

  • SDLX : au moment de corriger un mot, Dragon insère la correction mais le curseur saute dans le segment précédent. Cela m’est arrivé plusieurs fois dans des ITD que j’avais créés moi-même. Après consultation du support de SDL et de celui de Nuance, j’ai reçu la réponse idoine suivante : « ces deux produits n’ont pas été testés ensemble ». Conclusion, aucune garantie de compatibilité. Ceci dit, dans des ITD ne comportant pas trop de format paintings (la plaie dans SDLX), Dragon s’avère très efficace.
  • Outlook : régulièrement, Outlook refuse de démarrer, parce que le composant DNS Nat Speak provoque une erreur « fatale ». Un simple redémarrage de l’application suffit généralement. Au pire, il suffit d’aller dans le Gestionnaire des applications et de désactiver le composant, avant de rouvrir l’application, puis de le réactiver. Pas méchant, juste pénible.
  • Acrobat Reader 10.0 : le bug est connu, la version 11.5 de Dragon n’est pas compatible avec la dernière version d’Adobe Reader. Manque de chance, j’ai installé la mise à jour d’Adobe Reader deux jours après Dragon. Résultat : j’ai connu quelques plantages de l’application (impossible de dicter notamment alors que tout était normal a priori). La désinstallation d’Adobe Reader 10 et le passage à la version précédente (9.5) a résolu le problème. Je suis ouverte aux remarques si certains utilisateurs n’ont pas eu ce problème.

  • Logiciel indésirable : Qu’est-ce que c’est que ce truc ?!! C’est précisément ce que je me suis dit la première que j’ai vu apparaître un petit pop-up de Software Manager dans ma barre d’état. Je me suis dit que j’avais finalement chopé un méchant logiciel malveillant : hé bien, en fait de logiciel malveillant, il s’agit d’un composant de dragon qui s’active par défaut au démarrage du programme pour rechercher les mises à jour. Le bon point, c’est qu’on peut le désactiver via le menu outils de Dragon (choisir l’option Outils administratifs, puis décocher la case Vérifier les mises à jour du produit au démarrage).
  • Fautes de français : Cela fait maintenant trois mois que j’utilise régulièrement Dragon et, malgré l’apprentissage, les fautes d’accord restent légion… Je déconseillerais par conséquent son utilisation à des personnes ayant des problèmes d’orthographe, car les efforts de correction derrière peuvent être importants…

Les plus

Gain de temps et moins mal au dos : voici les deux principales raisons pour lesquelles j’avais acheté le programme au départ. Au niveau du mal de dos, et plus généralement des poignets et des épaules, habituellement crispées par le travail continu sur clavier, hé bien je vous confirme que ça va beaucoup mieux, merci :)

Au niveau du gain de temps… la conclusion est moins rectiligne qu’elle ne pourrait paraître : le fait de dicter le premier jet de mes traductions au lieu de les taper me fait gagner énormément de temps, c’est mécanique si je puis dire :) Mais pour le coup, je peux maintenant « réinvestir » ce gain de temps dans la deuxième phase, celle ou je relis ce que j’ai dicté (et parfois les surprises sont au rendez-vous !) et où je peaufine et finalise. C’est la phase qui devrait naturellement prendre le plus de temps, et c’est un peu la phase qui, du fait de son positionnement en dernière (juste avant… la livraison…), est parfois un peu « squeezée » par manque de temps. En utilisant Dragon, je travaille à nouveau comme je devrais toujours travailler. Je consacre le même temps à une tâche donnée qu’avant, mais j’ai plus de temps pour vraiment travailler sur le fond et ça, c’est précisément ce que j’aime dans mon travail.
Voilà, ma série sur le « domptage du dragon » (bien que je ne sois plus sûre d’être la dompteuse maintenant)  est terminée. Encore une fois, j’espère que vous aurez pris plaisir à la lire et que vous y aurez trouvé de l’intérêt. Mais si vous avez vraiment lu, je ne doute pas que vous soyez convaincus :)