Bonjour ! Suite à un blackout Internet la semaine dernière, je n’ai pas pu poster la suite de mes tests sur Dragon Naturally Speaking. Me revoici pour un bilan-synthèse en deux parties sur mon utilisation de Dragon Naturally Speaking.

Configuration initiale

D’abord la configuration de mon ordinateur : j’utilise Windows 7 Professionnel et Microsoft Office Professionnel 2010.

Ma version de Dragon Naturally Speaking : après avoir essaimé les sites de vente en ligne, j’ai opté pour l’avant-dernière version de Dragon Naturally Speaking, la version 11.5 en édition Premium mobile, c’est-à-dire avec enregistreur numérique inclus. Coût de ma commande : 100 euros (99,90 € plus précisément).

Installation

A ce sujet, j’ai deux recommandations qui me semblent importantes.

La première : prévoyez un créneau sans travail et sans téléphone pour installer et procéder à la première configuration du logiciel.

La deuxième : achetez tout de suite un autre casque USB ou sans fil. J’estime avoir perdu environ deux heures la première fois à cause de la qualité plus que moyenne du casque fourni avec l’application. Il semblerait que le problème soit moins criant si vous utilisez un ordinateur de bureau. L’important est que les ventilateurs de l’ordinateur ne soient pas trop proches du micro, dans la mesure où ils créent un bruit qui peut perturber l’écoute du logiciel. Comme j’utilise un ordinateur portable, la source de bruit était bien sûr un peu trop proche de la sortie micro. Et puis, en dehors de ces considérations, franchement, vous avez déjà vu plus naze comme micro ?! :)

Résultat des courses, j’ai acheté un casque USB Plantronics de moyenne gamme à 25 euros pour compléter mon arsenal et enfin entamer la préparation du logiciel. Comme vous le voyez sur la photo, le micro est affiné et moins imposant, ce qui est une considération intéressante sachant qu’il se trouvera à quelques millimètres de la bouche. De plus, mine de rien, ce casque est vraiment très confortable à l’utilisation.

Configuration avancée du logiciel

Le fonctionnement de Dragon est basé sur les profils : pour chaque profil, il faut choisir la langue (français ou anglais dans cette version : si j’ai été déçue dans un premier temps de ne pas pouvoir créer un profil allemand, je me rends compte au final que ce n’est pas forcément intéressant pour l’utilisation que j’ai de Dragon, explication à venir dans la suite de ce bilan :)), puis entraîner le logiciel à nous écouter.

Le premier entraînement se fait à la première ouverture : le programme vous invite à lire à haute voix différents textes, contenant des difficultés assez courantes selon la langue. Pour le français, vous devez notamment lire un texte de Jules Verne. Cette première préparation est assez rapide.

J’ai donc également créé un profil pour l’anglais. Passée la surprise initiale de constater que Dragon me comprenait mieux quand je parlais anglais que ma propre langue maternelle, je me suis rappelée que Nuance, l’éditeur du logiciel, est une entreprise américaine et que donc le logiciel existe depuis bien plus longtemps en anglais. Deuxième facteur, le français comporte bien des embûches au niveau purement vocal : je vous ai déjà parlé de tous ces « euh », « de », « deux », « dais », « des », « les »… Et j’en passe. En conclusion, Dragon a du mal avec tous ces petits mots qui servent de liants et dont le français raffole… Mais par la suite, la capacité d’apprentissage du logiciel permet de corriger pas mal de ces erreurs récurrentes, ou au moins de les identifier facilement pour les corriger.

Quelques commandes-clés de Dragon Naturally Speaking

Comme je l’ai déjà indiqué dans de précédents articles, j’utilise surtout Dragon pour de la dictée pure, dans mes traductions ou pour rédiger des textes, que pour commander mon ordinateur. D’une part, parce que je ne suis pas très à l’aise avec ce fonctionnement, étant encore habituée à tout commander par le clavier et la souris, d’autre part parce que je l’avoue sans fard, je n’ai pas eu la patience d’aller plus avant et j’ai aussi préservé ma tranquillité d’esprit🙂. Encore une fois, je suis intéressée par d’éventuels témoignages de personnes qui utiliseraient ces capacités-là, je suis tout à fait prête à changer d’avis !

Malgré cela, il est intéressant et important, toujours pour exploiter la richesse et la capacité d’apprentissage du logiciel, d’utiliser quelques commandes naturelles afin de l’alimenter.

Voici pêle-mêle les commandes que j’utilise le plus fréquemment : Dragon utilise une pléthore de commandes, mais mon cerveau humain ne me permettant de mémoriser qu’une infime partie de ces commandes, j’ai « pris » qui me sont le plus pratiques dans mon travail. Cette liste est donc entièrement personnelle et subjective.

Les commandes « Au travail » et « Au repos », déjà citées dans le précédent article : la commande « Au repos » permet de mettre le microphone en pause pour par exemple faire une vraie pause ou encore reprendre le clavier pour aller surfer à l’ancienne (j’aime mon clavier :)). Elle est importante, car elle commande à Dragon d’arrêter de vous écouter. En effet, Dragon restant un logiciel, il cherche à interpréter le moindre son émis par votre bouche lorsque son micro est activé : par conséquent le moindre souffle peut avoir des effets surprenants à l‘écran…

Les commandes « Sélectionner » + mot, « Corriger ça » et « Epeler » ou « Epeler ça » : la commande « corriger ça » permet de sélectionner automatiquement les derniers mots dictés pour les remplacer immédiatement. Les commandes « Epeler » permettent de passer en mode d’épellation (soit en direct dans la fenêtre de travail, soit dans une boîte de dialogue distincte dans laquelle Dragon vous propose différentes alternatives ou vous permet d’épeler les mots). Toutes ces corrections, qui peuvent dans un premier temps sembler fastidieuses par rapport à une modification directe au clavier, sont importantes car elles alimentent le programme et lui permettent de corriger ces erreurs et de mieux comprendre vos intonations.

La commande « Ecrire »+mot permet, lorsqu’on dicte un mot qui peut avoir plusieurs terminaisons (homophones) d’indiquer au logiciel laquelle utiliser. Par exemple, si logiciel saisit « saisi » et que vous souhaitez accorder le participe passé au pluriel, il vous suffit de dire « Ecrire saisi s » : le logiciel corrige directement le mot.

La commande « Effacer ça » permet de supprimer les tout derniers mots saisis. Plus radicale qu’ « Epeler », donc utile lorsque les corrections semblent trop importantes par exemple. Evidemment, il est plus pertinent de l’utiliser pour effacer le résultat de mots prononcés sans réfléchir, donc n’ayant rien à voir avec ce que vous souhaitiez dicter (sur le coup d’un énervement pas exemple ou lorsque vous avez répondu à une personne qui s’adressait à vous en direct), que pour effacer des mots que le logiciel a mal compris : toujours à des fins d’apprentissage.

Une petite remarque : au clavier, c’est la touche « + » du pavé numérique qui est associée au microphone, la touche «  » permet d’ouvrir la fenêtre d’épellation. Des choses dont il est bon de se rappeler au moment de les utiliser, même si ce n’est qu’un détail, car du coup il vaut mieux éviter d’utiliser ces touches pour taper du texte quand Dragon est activé : ça ne marchera simplement pas.

La suite dans quelques jours, merci pour vos commentaires.🙂

À propos de amchronicles

Traductrice, blogueuse et conspiratrice positive en soif de connaissances et de partage - A happy translator and positive blogger / tweeter / idea spreader :)

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  1. ludicophelie dit :

    Merci beaucoup pour cet article, je suis tombée ici en cherchant des informations sur Dragon… Ton article m’aide un peu à y voir plus clair, mais j’hésite toujours à l’acheter, car je me demande s’il améliorera ma productivité de manière significative (et si l’investissement financier en vaut la peine)…

    • amchronicles dit :

      Bonjour, et merci pour ton intérêt🙂 Comme je l’indique dans ma (longue) série d’articles, l’investissement est avant tout un investissement en temps : il faut du temps pour apprendre à Dragon à écrire ce que tu lui dictes. Mais au final, au bout de plusieurs mois d’utilisation et même si je m’énerve encore fréquemment contre lui, je suis satisfaite de mon achat ! Au-delà de la productivité, j’ai expliqué dans la deuxième partie du bilan en quoi il m’a fait changer de méthodes de travail, je te propose de le lire et de revenir vers moi si tu as d’autres remarques ou questions. Bonne année🙂

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